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Lutte contre l'homophobie en milieu scolaire : où en est-on ?

Barbara Trachte, députée ECOLO au Parlement bruxellois et au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), interroge cette semaine le gouvernement de la FWB...

On se souvient toutes et tous de cette affaire d'un directeur demandant à un professeur de ne pas dévoiler son orientation sexuelle auprès des élèves. On se souvient aussi que l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) est définie depuis 2012 comme une des missions de l'école. Mais où en est-on aujourd'hui ? C'est ce que Barbara Trachte, députée ECOLO, demandera à la ministre de l'Education et à la ministre de l'Egalité des chances au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous vous proposons ici, en intégralité, le texte de sa question orale. Nous sommes curieux de la réponse des ministres concernées...

Question orale de Barbara TRACHTE à Joëlle MILQUET, Ministre de l'Éducation, de la Culture, et de l'Enfance, et à Madame Isabelle SIMONIS, Ministre de l'Enseignement de promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l'Égalité des Chances, relative à la lutte contre l'homophobie en milieu scolaire.

Mesdames les Ministres,

Peu avant la rentrée scolaire, la demande d'une direction à l'un de ses enseignants de ne pas dévoiler son orientation sexuelle auprès de ses élèves a défrayé la chronique. Le pouvoir organisateur a justifié cette demande en arguant de la nécessaire « neutralité » de l'enseignant à l'égard de ses élèves.

Comme l'ont souligné plusieurs organisations, telles que la Rainbow House et le Centre pour l'égalité des chances, cette assertion entre en contradiction avec les diverses déclarations et actions politiques déployées ces dernières années. Ces organisations soulignent notamment que l'apprentissage de la différence doit se faire dès le plus jeune âge et que l'école, est à cet égard, un acteur essentiel dans la lutte contre les discriminations.

Les différentes autorités de ce pays l'ont bien compris, puisque le quatrième axe du Plan d’action interfédéral contre les violences homophobes et transphobes est celui du renforcement de la sensibilisation, qui prévoit notamment que « la visibilité de la diversité sexuelle et de la diversité de genre doit être augmentée, entre autres par le biais d’instituts et d’organisations à vocation pédagogique, scientifique ou sociale. »

De son côté, le gouvernement dont vous êtes membres, indique, dans son accord de majorité, que « L'acquisition d'un esprit critique et la déconstruction des stéréotypes à caractère sexiste, raciste et/ou homophobe se travaillent au travers de différentes politiques de la Fédération Wallonie- Bruxelles et en particulier via l'école. » Dans ce cadre, vous annoncez votre volonté de promouvoir l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle à l'école ; de mener des campagnes d'information et de sensibilisation destinées à promouvoir l'égalité des LGBT, notamment dans les écoles ; ou encore d'encourager l'organisation de formations sur le respect des diversités sexuelles à destination de l'ensemble des acteurs scolaires.

Ceci m'amène donc à vous poser les questions suivantes :

- avez-vous pris contact avec le pouvoir organisateur concerné par l'incident et quelles en sont les conclusions ;

- des actions concrètes en matière de lutte contre l'homophobie dans l'enseignement sont-elles d'ores et déjà programmées pour cette année scolaire ;

-enfin, quelles actions avez-vous entamées afin d'assurer la généralisation de l'EVRAS, désormais définie comme une des missions de l'école depuis la modification, en 2012, du décret du 24 juillet 1997 ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Barbara TRACHTE, Députée

Mise à jour : retrouvez l'intégralité de l'échange entre Barbara Trachte et la ministre Isabelle Simonis via ce lien (page 9 du document).

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